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/exposition/septembre 2009

Expo les filles...(part II)

 

vernissage le jeudi 17 septembre à partir de 18 h
exposition collective du 15 septembre au 4 octobre

Peintures, dessins, photographies, sculptures...

« Expo les filles… », 11 artistes femmes se partagent la galerie, des univers singuliers pour une exposition au Féminin Pluriel.

Artistes

Marianne Chanel
Joanna Flatau
Danièle Gibrat
Hélène Lhote
Emma Malig
Miss.Tic
Roma Napoli
Teresa Poester
Andie Scott
Camille Vivier
Wabé

FEMININ PLURIEL
Septembre-novembre 2009

En écho au nouvel accrochage des collections permanentes au Centre Georges Pompidou, qui, sous le nom de « Elles@Centrepompidou », rend hommage aux artistes femmes, une vingtaine d'espaces culturels parisiens (galeries, musées, centres culturels, librairies spécialisées) se sont fédérés autour d'un grand événement: « Féminin Pluriel ». « Féminin Pluriel » est un parcours entièrement dédié à la création féminine, laquelle investit durant trois mois une multiplicité de lieux culturels dans la capitale. Lui consacrer une saison, c'est donner à la femme le temps nécessaire pour montrer au public que l'oubliée des cimaises a toujours sa part d'investissement dans la création. Le public est invité à découvrir et apprécier la diversité de la création féminine ainsi qu'à confronter ses idées sur un forum conçu spécialement pour accueillir les témoignages de femmes plasticiennes aux expressions plurielles :
www.areafemininpluriel.com

Les deux seuls maîtres mots de l'événement, « féminin » et « diversité » : Le féminin à l'oeuvre au coeur de la diversité. Diversité des artistes, diversité des expressions, diversité des oeuvres, diversité des lieux, diversité du public... Le pari, susciter la rencontre entre les publics, les artistes et les responsables d'espaces culturels lors de vernissages et de rencontres qui rythment la saison jusqu'en novembre prochain.

Liste des lieux d'exposition

Orangerie du Sénat
Musée de la Halle Saint Pierre
Cité nationale de l'histoire de l'immigration
Centre culturel Wallonie Bruxelles
Centre culturel Calouste Gulbenkian
Galerie Le cabinet d'Amateur
Galerie Marie Vitoux
Galerie Claire Corcia
Heart Galerie
Galerie Mediart
Galerie Brun Léglise
GalerieArea la réserve
Galerie GNG
Galerie d'Est et d'ouest
Galerie Esther Woerdehoff
Galerie Lacen
Galerie Samy Kinge
Librairie espace des femmes
Librairie Violette and Co
Galerie 64 bis
Galerie Europia

Téléchargez le programme du Parcours 2009

Contact coordination et presse
Leïla Pinard
06 07 39 59 44
femininplurielparis@gmail.com

arearevue)s( N° 19/20
FEMININ PLURIEL
Sortie en septembre 2009

Comment se déploie aujourd’hui le féminin dans la création artistique ?

Il n'y a pas de réponse unique, le féminin est pluriel et sa richesse d'autant plus grande.

arearevue)s( n° 19/20 :
40 ans après les mouvements de libération des femmes :
Où en sont les combats des femmes et la création féminine ?

Une nouvelle image des femmes émancipées par l'œuvre qu'elles proposent à la société se dessine t-elle ?

La parité est-elle rentrée dans les faits de l'art ?

Qu'est-ce que le féminin aurait apporté à l'imaginaire de nos sociétés ?

Essentiellement tournée vers des artistes plasticiennes, la revue interrogera des artistes majeures qui ont contribué à modifier les paysages artistiques dans tous les domaines de la création ...

Au sommaire de ce numéro, plus d'une centaine d'intervenants feront le point sur les questions que pose la création au féminin
des années 50 à aujourd'hui.

www.areaparis.com

www.centrepompidou.fr

elles@centrepompidou
Artistes femmes dans les collections
du musée national d'Art moderne
à partir du 27 mai 2009

MUSÉE, NIVEAUX 4 ET 5
Commissaire : Camille Morineau

Tout le quatrième étage et une partie du cinquième seront pour la première fois consacrés aux femmes créatrices du XXème siècle. Cette présentation thématique des collections fait suite à Big Bang puis à Mouvement des Images ; il s’agit cette fois de rendre hommage à la création au féminin, qu’il s’agisse de peinture, sculpture, photographie, design, architecture, vidéo ou cinéma. Occasion spectaculaire d’appréhender la richesse des collections, ce sera aussi la démonstration de la place essentielle qu’ont occupé les femmes dans les définitions de l’avant-garde, l’investissement des nouvelles technologies, et l’originalité du regard dans l’art au XXème siècle. Plus de 500 œuvres, plus de 200 artistes s’y côtoieront dans un espace scénographié pour l’occasion.

La Force de l'Art 02

La Faiblesse de la Force de l'Art

Le 24 avril 2009, à Paris, la seconde édition de l'exposition la Force de l'Art ouvre ses portes. Cette manifestation triennale, organisée par le Ministère de la Culture et de la Communication, le Centre National des Arts Plastiques et la Réunion des Musées Nationaux, comporte trois volets. L'un voit 7 artistes, Les Visiteurs, investir des lieux hautement symboliques de la capitale ; l'autre volet, Les Invités, consiste en un « festival d'événements et de performances ». 

L'élément central, Les Résidents du Grand Palais, est une exposition qui se tient sous la nef centrale, jusqu'au 1er juin. 

Parmi les 42 artistes Résidents, seules 7 femmes sont présentées : Véronique Aubouy, le duo Butz & Fouque, Frédérique Loutz, Anita Molinero, Cannelle Tanc (en collaboration avec Frédéric Vincent) et Virginie Yassef. Dans cette exposition qui revendique son ambition de représentativité de la scène artistique française, les femmes constituent donc 16% des effectifs. 

Comment la Force de l'Art qui prétend être un « grand rendez-vous donné à la création en France » et à « l'actualité de la scène française » peut-elle ignorer à ce point l'ampleur, la diversité, le professionnalisme et l'engagement de toute une partie de cette scène artistique ? 

Comment peut-elle postuler la validité et la « Force » de son projet alors même qu'elle néglige l'importance de celles dont le travail est désormais incontournable, aussi bien à l'étranger qu'en France et qui contribuent sans relâche à faire évoluer le débat artistique français, par la qualité de leurs contributions plastiques, de leur discours et des expositions qui leur sont consacrées, aussi bien dans les galeries que dans les institutions ? 

Bien que cela soit tentant, il serait trop simple, et sans doute naïf, d'amalgamer les raisons de ce choix curatorial disproportionné avec la composition strictement masculine de son appareil décisionnaire, depuis ses commissaires (Jean-Louis Froment, Jean-Yves Jouannais, Didier Ottinger - le quatrième mousquetaire, Marie-Claude Beaud, s'étant finalement retiré du projet) jusqu'à son commanditaire (le Délégué aux Arts Plastiques, Olivier Kaeppelin) en passant par son scénographe (Phillipe Rahm). 

Le problème est plus général et renvoie ? une situation nationale. Car si l'on considère la proportion dans les collections publiques d'oeuvres produites par les femmes « 15% en moyenne » la Force de l'Art n'est pas une surprise, ni le reflet d'un sexisme ponctuel ou isolé. 

Rappelons qu'aujourd'hui, 60% des artistes diplômés des écoles des Beaux-Arts en France sont des femmes. Comment expliquer qu'au mouvement de changement social qui s'est accéléré ces dernières années et qui a permis, entre autres, la nomination en masse de femmes à des postes de direction (centres d'art, musées et Fonds Régionaux d'Art Contemporains), ne corresponde pas un souci d'ouverture équivalent concernant les artistes ? 

Le Musée National d'Art Moderne lui-même affiche des statistiques affligeantes comme préambule de sa prochaine exposition elles@centrepompidou, avec ce slogan: « Au Centre Pompidou les femmes représentent 17,7 % des artistes dans les collections du musée. La nouvelle présentation des collections leur est consacrée à 100% ». Ce nouvel accrochage, qui durera une année, dans la lignée des présentations thématiques Le mouvement des images (2006-2007) et Big Bang (2005-2006) ? la femme est donc un thème ? a sans doute pour objectif louable de rectifier le tir et de faire acte (temporaire) de rééquilibrage et de contrition. Mais c'est justement le caractère temporaire et contrit de l'entreprise qui pose le problème de façon cruciale. L'exposition elles@centrepompidou, avec son sponsor si « typiquement féminin », Yves Rocher ! « votre partenaire beauté ! (parce qu'elles le valent bien !) » symbolise parfaitement la place assignée aux femmes artistes au plus haut niveau de l'institution française : précaire, périphérique, ponctuelle, toujours à caractère d'exception ; les femmes artistes y sont, en outre, systématiquement renvoyées à la supposée spécificité de leur genre. 

Face à cette profession de (bonne) foi du Musée National d'Art Moderne, il est intéressant de noter que si Beaubourg avait décroché de la présentation précédente des collections toutes les oeuvres produites par des hommes, il ne serait resté qu'une poignée d'oeuvres signées par 5 femmes. Une autre façon de faire le vide ? 

Il est urgent d'en finir d'une part avec la sous-représentation, d'autre part avec ce caractère d'exception, et enfin avec l'évaluation systématique du travail artistique des femmes en regard de la production des hommes. Il faut que leur production artistique cesse d'être considérée comme « une place stratégique, une matrice, un arrière-plan, un écran pour l'action des hommes » (Donna Haraway, Ecce Homo).

Il nous semble important d'ouvrir ensemble ce chantier, sans lequel la France, dont on signale souvent, à tort ou à raison, le déclin d'influence sur la scène artistique et intellectuelle internationale, ne fera qu'accroître son isolement et son retard. 

C'est l'ambitieux projet de la Force de l'Art que d'affirmer et de diffuser, non seulement en France, mais aussi et surtout à l'étranger, la qualité, la vitalité, la « force » de la scène artistique française. 

Qu'il en soit donc ainsi, non avec la moitié, mais avec l'ensemble de ses acteurs. 

Isabelle Alfonsi
Galeriste et critique d'art

Claire Moulène
Journaliste et commissaire d'exposition indépendante

Lili Reynaud-Dewar
Artiste et enseignante à l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux

Elisabeth Wetterwald
Critique d'art et enseignante à l'Ecole des Beaux-Arts
de Clermont-Ferrand 

 

Féminin pluriel

Trois mots sont masculins au singulier et féminins au pluriel.

Amour, délice et orgue

Nos belles amours aux nombreuses délices se sont achevées au son des grandes orgues.

 

/exposition/juillet 2009

Expo les filles...(part I)

 

vernissage le jeudi 9 juillet à partir de 18 h
exposition collective du 7 au 19 juillet

Peintures, dessins, photographies, sculptures...

Parallèlement au nouvel accrochage du Centre Georges Pompidou « elles@centrepompidou » - Artistes femmes dans les collections du musée national d'Art moderne - fin mai 2009 et la parution du n° 19/20 de la revue « arearevue)s( » - Féminin pluriel - à paraître en septembre, la galerie « le cabinet d’amateur » organise une exposition, en deux parties, en juillet et en septembre, consacrée aux femmes artistes.

 

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